Paroisse du Sacré-Cœur Lyon
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      Immense merci et action de grâce !

Immense merci et action de grâce !

10 ans d’ordination sacerdotale, Merci à tous !


Je tenais à remercier chacun de ceux qui m’ont témoigné leur prière et leur amitié à l’occasion de la fête paroissiale et de mes 10 ans d’ordination sacerdotale. Vous avez été nombreux à participer à cette belle journée, j’en ai été très touché.

Je vous remercie pour le don qui m’a été fait et auquel vous avez participé. J’en ferai bon usage….

Je rends grâce à Dieu de m’avoir conduit jusqu’au Sacré-Cœur pour y être votre curé, et confie à votre prière l’avenir de mon ministère de prête. J’aimerai aussi que nous prenions de plus en plus conscience de la nécessité de l’eucharistie, du sacrement pardon, de la prière dans notre vie. La grâce de Dieu est première dans notre vie et nous avons besoin de prêtres pour nous la communiquer. Continuons de prier pour les vocations.

Avec d’autres confrères, nous avons fêté nos anniversaires d’ordination (65, 35, 25 et 10ans…), je me permets de vous laisser, comme méditation pour votre été, l’homélie que le Père Bruno MARTIN, curé de la cathédrale de Saint-Etienne, nous a donnée en la fête de Saint Irénée, patron de notre diocèse de Lyon.


Homélie pour la Saint Irénée
28 juin 2017

« J’étais encore enfant, dans l’Asie inférieure, auprès de Polycarpe – car je me souviens mieux des choses de ce temps là que des évènements récents. […] Je puis dire l’endroit ou s’asseyait le bienheureux Polycarpe pour parler, comment il entrait et sortait, sa façon de vivre, son aspect physique, les entretiens qu’il tenait devant la foule, comment il rapportait ses relations avec Jean et avec les autres qui avaient vu le Seigneur, comment il rappelait leurs paroles et les choses qu’il avait entendu dire au sujet du Seigneur, ses miracles, ses enseignements ; comment Polycarpe, après avoir reçu tout cela des témoins oculaires du Verbe de vie, le rapportait conformément aux Ecritures »

Ainsi Irénée, devant Florinus, se souvenait de son maître Polycarpe. Sans doute nous est-il difficile d’entrer dans la psychologie d’un homme du second siècle. Mais avant d’être le docteur ou le théoricien de la Tradition et de la succession apostolique, Irénée nous apparaît dans ces lignes comme un homme de mémoire, quelqu’un qui se souvient, et « mieux des choses de ce temps là que des évènements récents. » Et nous aussi, nous sommes ici pour nous souvenir, pour regarder en arrière, sur dix ans, vingt-cinq ou trente-cinq ans (et soixante-six ans pour le P. Girard !) Pas seulement pour nous souvenir du moment précis où, par l’imposition des mains de l’évêque et du presbyterium, nous avons été intégrés au corps sacerdotal, mais plutôt pour nous souvenir de la totalité – en incluant tout ce qui avait précédé ce moment de l’ordination, les ressorts mystérieux d’une vocation, les années de séminaire, les rencontres ; ceux qui nous ont transmis ce que nous transmettons à notre tour ; ceux qui nous ont accueilli dans le presbyterium et ceux qui nous ont accueilli ici, dans cette Maison des Chartreux – combien d’entre eux sont déjà partis et pourtant toujours présents dans notre mémoire et notre prière ; « absents, ils sont toujours là » : absentes adsunt.

Sans doute aussi notre souvenir n’est-il pas rempli que choses bonnes. Il y a eu les difficultés, les incompréhensions douloureuses, les épreuves – nous en portons encore souvent les blessures ou les cicatrices. Et cependant l’exercice du souvenir est le plus souvent, lorsqu’on se retourne sur le chemin parcouru, motif d’action de grâces. Ainsi parlait un fin spirituel du XVIIème siècle, Jacques-Joseph Duguet :
« Qui ne sait que dire dans la prière a perdu la mémoire. Il suffirait de repasser tout ce que l’on a reçu de biens spirituels et temporels depuis sa naissance et l’on ne finirait jamais… Tout est merveilleux, tout est étonnant du côté de Dieu par rapport à nous ; ses desseins, ses motifs, sa patience, sa providence qui nous conduit par la main, sa bonté qui descend dans un détail infini, et qui s’intéresse à tous nos besoins. Toute notre vie n’est qu’un tissu de ses bienfaits et de ses prodiges sur nous. Sa miséricorde toujours gratuite est souvent plus attentive quand on en était plus indigne ; les plus grands dangers dont elle nous a délivrés sont ceux que nous ne voyons pas et dont nous ne remercions jamais. »

La mémoire est l’acte sacerdotal par excellence : Unde et memores, disons-nous au cœur de l’eucharistie : « Faisant ici mémoire ». Mais dans l’acte eucharistique, la mémoire est efficace. Elle n’est plus la tentative de sauver quelque chose du passé dans le naufrage du temps. Elle réalise ce qu’elle rappelle. « Chaque fois que ce sacrifice est célébré en mémorial, dit la liturgie, c’est l’œuvre de notre Rédemption qui s’accomplit ». Ce qui est rappelé par nos pauvres paroles et déposé en nos mains indignes, c’est le salut que Dieu veut rendre, à travers les gestes de notre pauvre ministère, éternellement présent. Sans doute fêtons-nous des anniversaires et sommes-nous plus ou moins blanchis sous le harnois [ou sans guère de cheveux sur le crâne] – mais au fond, le prêtre n’a pas d’âge, car il n’existe que pour s’effacer devant le seul et souverain prêtre Jésus-Christ. Ce n’est pas sans raisons que l’antique liturgie nous faisait dire en montant à l’autel le verset du psaume 42 :
Introïbo ad altare Dei – ad Deum qui laetificat juventutem meam.

Tout ce que nous avons à demander au Seigneur aujourd’hui tient au fond dans ces mots : nous montons à l’autel du Seigneur pour qu’il nous soit une source de renouvellement et de joie. Que ces mystères que nous célébrons, auxquels nous prêtons notre humble service, accomplissent en nous ce qu’ils signifient et rafraîchissent quotidiennement le don reçu par l’imposition des mains.
« Ce ne fut pas parce Dieu avait besoin de notre service qu’il nous commanda de le suivre, mais pour nous procurer à nous-mêmes le salut, écrivait encore Irénée. Si Dieu sollicite le service des hommes, c’est pour pouvoir, lui qui est bon et miséricordieux, accorder ses bienfaits à ceux qui persévèrent dans son service … Car la gloire de l’homme, c’est de persévérer dans le service de Dieu. »

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